Archives mensuelles: octobre 2017

Note de lecture

Notes sur les Marches

Notes sur les Marches

1983 et 1984

  • Chris­tian Delorme : La Marche, éd. Bayard
  • Salika Amara : La Marche de 1983, éd. FFR (Filles et Fils de la République)
  • Michelle Zan­ca­rini – Four­nel : Les luttes et les rêves, éd. La Décou­verte, pp. 871 à 878.
  • Col­lec­tif : Conver­gences 84, la ruée vers l’égalité, éd. Mélanges
  • Cathe­rine Wih­tol de Wen­den : Rup­tures post­co­lo­niales, p. 258, éd. La Décou­verte (la réap­pa­ri­tion de la citoyenneté)
  • Ahmed Bou­be­ker : Rup­tures …, Les Min­guettes et la Marche, pp. 268 et sq, éd. La découverte.
  • Hou­ria Bou­teldja : Les Blancs, les Juifs et nous, pp.110 et sq., éd. La Fabrique et Sadri Khiari : La contre– révo­lu­tion colo­niale en France, pp.105 – 111, éd. La Fabrique

Les Marches (mal­gré leurs dif­fé­rences) enté­rinent le pas­sage du tra­vailleur immi­gré à l’immigré comme autre cultu­rel (mais un « autre » para­doxal : une « recon­nais­sance » — et un enfer­me­ment – d’une alté­rité essen­tielle à l’intérieur de la néga­tion de l’altérité au nom « l’universalisme répu­bli­cain », « l’autre » est per­dant à tous les coups). (la suite page 2)

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Textes de travail

Chris­tian Delorme, La Marche

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Chris­tian Delorme, La Marche (2013)

Pour­quoi la « Marche pour l’égalité et contre le racisme » de 1983 s’inscrit dans la période de la bas­cule et la pro­duit dans sa pratique ?

Delorme revient sur la situa­tion des tra­vailleurs immi­grés dans les années 1960 – 1970 :

« Rares sont ceux qui ont pu béné­fi­cier de for­ma­tions qua­li­fiantes et qui ont vu leur sta­tut de tra­vailleur pro­gres­ser. Dès le début des années 1980, ils se sont trou­vés parmi les pre­miers tou­chés mas­si­ve­ment par le chô­mage, dès lors que leur fonc­tion dans l’appareil de pro­duc­tion deve­nait inutile, rem­pla­cée par la méca­ni­sa­tion puis par l’informatique » (p. 49)

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Note de lecture

Salika Amara, La Marche de 1983, une pierre à l’édifice des luttes de l’immigration

Salika Amara, La Marche de 1983, une pierre à l’édifice des luttes de l’immigration (2013)

Le sous-titre, une pierre à l’édifice des luttes de l’immigration, ren­voie au pro­blème de la construc­tion du concept « luttes de l’immigration » (cf. Pitti) ; Toute lutte d’immigrés n’est pas par là-même « lutte de l’immigration ». « Lutte de l’immigration » est une réa­lité sociale qui n’apparaît qu’à un cer­tain moment, au début des années 1980 (avec une appa­ri­tion en ten­sion avec luttes des tra­vailleurs immi­grés dans la seconde moi­tié des années 1970). (la suite page 2)

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Note de lecture

Col­lec­tif : Conver­gences 84 pour l’égalité / La ruée vers l’égalité

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Col­lec­tif : Conver­gences 84 pour l’égalité / La ruée vers l’égalité (éd. Mélanges et Edit 71, 1985)

« Conver­gence 84 pour l’égalité » se fixe pour objec­tif « l’égalité » et la « nou­velle citoyen­neté », mais les ini­tia­teurs sont eux-mêmes conscients, contrai­re­ment à la Marche de 1983, de l’insuffisance de cet objec­tif et de ce qu’il « masque ». « Nous pro­po­sons un consen­sus de société (et non plus natio­nal) : met­tons en com­mun nos diverses res­sources cultu­relles. Pour cela : éga­lité des droits, nou­velle citoyen­neté. Même si nous savons que l’égalité des droits en matière de citoyen­neté, ne consiste qu’à reven­di­quer les inéga­li­tés sociales qui tra­versent déjà la société fran­çaise — mais uni­que­ment celles-là !… Mais cette avance de l’idée d’Egalité rebon­dira sur l’ensemble de la société, mobi­li­sant éga­le­ment des couches dis­cri­mi­nées “à l’intérieur de la société fran­çaise” » (4° de cou­ver­ture de la bro­chure rédi­gée par les ini­tia­teurs de la Conver­gence : La ruée vers l’égalité, éd. Mélanges 1985). Inéga­li­tés de droits et inéga­li­tés sociales sont insé­pa­rables, il n’y a pas de neu­tra­lité ins­ti­tu­tion­nelle, c’est la contra­dic­tion fon­da­trice de Conver­gences 84 et ses orga­ni­sa­teurs le savent et vont s’y affron­ter avant de se déchi­rer. (la suite page 2)

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Note de lecture

Hou­ria Bou­teldja, “Les Blancs, les Juifs et nous” et Sadri Khiari ,“La contre– révo­lu­tion colo­niale en France”

Les-Blancs-les-Juifs-et-nous.

Hou­ria Bou­teldja : Les Blancs, les Juifs et nous, éd. La Fabrique, pp.110 – 111-112.

Contre révolution

Sadri Khiari : La contre-révolution colo­niale en France, de De Gaulle à Sar­kozy, éd La Fabrique, pp.105 et sq.

« Ça se passe en 1983, la Marche pour l’égalité et contre le racisme. Nous défer­lons sur Paris et nous impo­sons pour la pre­mière fois sur la scène poli­tique. Nous ne la quit­te­rons plus. Mais qui sont-ils ? Où étaient-ils cachés, D’où viennent-ils ? (…) “Nous ne sommes pas du gibier à flics.” C’était notre cri de ral­lie­ment. (la suite page 2)

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